Introduction
Cette cinquième session de l’approche euro-méditerranéenne du management s’intitule «Knowledge, Learning and Innovation ». Il s’agit d’une introduction et d’une mise en concept sur ces thématiques importantes que nous nous attacherons à développer durant le cycle master à travers certains fondamentaux. Il importe de préciser que ces différentes thématiques n’ont de sens que dans un paradigme holistique. Dans cette optique, il peut être judicieux d’effectuer un bref rappel quant à cette perspective. En effet pour observer la réalité, on peut privilégier cette approche holistique qui correspond à la vision du modèle euro-méditerranéen, cette approche prône le long terme et la diversité en s’opposant donc fortement à la simple vision court-terme mise en avant par le modèle « universel » anglo-saxon qui correspond à une approche plus rationnelle. De nos jours, beaucoup d’entreprises investissent dans des investissements dits « sociaux ». Investir de manière durable et socialement responsable est de plus en plus important pour ces firmes car aujourd’hui le concept de responsabilité sociale des entreprises est dominant. C’est un concept à travers lequel les entreprises intègrent sur une base volontaire les variables économiques, sociales et environnementales dans leurs activités et dans leurs relations. Toutefois il importe de prendre un certain recul pour juger du fondement et de la motivation réelle des entreprises à effectuer ce type d’investissement puisque pour beaucoup, cela s’apparente essentiellement à une forme de donation épisodique pouvant s’assimiler à de la charité. Or dans ce cas, cela n’apporte pas de changement réel dans le mode de management de l’entreprise concernée. Finalement, l’essentiel de cette problématique revient à un choix épistémologique : veut-on oui ou non voir la firme s’ancrer de manière conséquente sur cette cause du développement durable ? Si c’est le cas, il est alors nécessaire d’investir sur le long terme et non avec parcimonie, c'est-à-dire éviter d’investir de façon clairsemée dans le temps. De plus cela doit être intériorisé par l’ensemble de la firme, en effet si ceci est seulement le fruit de l’action d’un seul homme, la viabilité du projet dépendra de la seule destinée de cette personne dans l’entreprise ce qui a pour conséquence de largement fragiliser la légitimité de l’action. On peut d’ailleurs relier cette donnée pour les grandes écoles puisque le même problème et le même débat peuvent s’instaurer. En effet il ne suffit pas de mettre en place un seul cours axé sur le développement durable pour s’inscrire dans cette dynamique, cela va bien au-delà de la simple action individuelle isolée, tout ceci doit s’inscrire dans une réelle dynamique d’intégration mettant la variable concernée au centre des débats et des préoccupations de chacun.La connaissance.
Définition : La connaissance est l'état de celui qui connaît ou sait quelque chose. Ce qu'est la connaissance fait encore débat chez les philosophes : il n'y a pas de définition unique sur laquelle ils s'accordent. La branche de la philosophie qui étudie la connaissance est appelée épistémologie ou théorie de la connaissance. La branche de la philosophie qui étudie plus particulièrement les sciences est appelée épistémologie ou philosophie des sciences. Par extension, le terme de "connaissance" désigne également ce qui est connu, ou même, plus généralement, ce qui est tenu (à tort ou à raison) pour connu. On oppose le connu à l’inconnu. Les connaissances sont acquises par une multitude de processus cognitifs: perception, apprentissage, raisonnement, mémoire, témoignage. La science est un ensemble de méthodes systématiques pour acquérir des connaissances. Il s’agit finalement d’un concept transversal qui dépasse très largement le simple cadre de l’information. Quand un individu constate qu’il ne connait pas quelque chose, il ressent le besoin d’apprendre afin de répondre à ce problème ou à cette interrogation. Ainsi on s’aperçoit de ce que l’on ne sait pas lorsque l’on a besoin de ceci, la volonté de connaissance passe donc par un constat d’échec et d’inaction plutôt que par un sentiment de simple curiosité intellectuelle. Toute connaissance passe obligatoirement par deux phases primordiales : l’observation et l’ « assessment ». La première étape se passe dans l’extérieur tandis que la seconde se passe dans l’intérieur ce qui fait que le processus de connaissance est un processus ambivalent, à la fois centré sur l’extérieur et sur l’intérieur. Par conséquent on peut résumer ce cheminement en disant que tout commence par l’expérience, à ce moment il importe alors d’analyser l’essentiel puis de choisir les meilleures solutions. La dernière étape du processus s’apparente à la création qui est finalement un dérivé que l’on partage. Tout ceci se passe donc par l’intérieur. Gérer par l’extérieur ce qui se passe à l’intérieur chez chacun d’entre nous, voilà la donnée fondamentale du problème avec la gestion de connaissance. Une gestion de la connaissance qui implique intrinsèquement la notion d’innovation que nous développons plus tard.L’apprentissage :
Dans un deuxième temps, après avoir ressenti la nécessité d’apprendre, il importe d’expliciter le mode d’apprentissage. Définition : L’apprentissage est l'acquisition de nouveaux savoirs ou savoir-faire, c'est-à-dire le processus d’acquisition de connaissances, compétences, attitudes ou valeurs, par l'étude, l’expérience ou l'enseignement. Pour la psychologie l’apprentissage est vu comme la mise en relation entre un événement provoqué par l'extérieur et une réaction adéquate du sujet, qui cause un changement de comportement qui est persistant, mesurable, et spécifique ou permet à l’individu de formuler une nouvelle construction mentale ou réviser une construction mentale préalable. Dans cette optique, la réflexion en action, également appelée « pro-active » est une méthode d’enseignement fondamentale. Cela fait partie de la pédagogie d’Euromed Marseille qui met en avant cette pratique du « learning by doing » à travers cette pédagogie Pro-Act. Pour ce faire il faut de la collaboration, c'est-à-dire que l’apprentissage s’effectue via diverses expériences à l’aide d’autres intervenants. Cependant il n’en demeure pas moins que tout apprentissage personnel passe par l’individu et non par le groupe. Lorsqu’une personne est en apprentissage et qu’elle cherche donc à assimiler certains faits, elle doit nécessairement procéder à des évaluations personnelles. En effet intrinsèquement, tout un chacun possède un filtre naturel au niveau du cerveau ce qui fait qu’il tient compte de certaines choses et pas d’autres. Si l’apprenant se résigne à seulement écouter le cours de façon passive, il n’apprendra pas car dans ce cas la connaissance engrangée ne sera que passagère.L’innovation.
Définition : L'innovation est un terme très large qui est synonyme de nouveauté dans le langage français courant. Il est possible de cadrer ce terme selon les critères suivants, en ne considérant que les innovations dans le cadre de l'économie marchande. Une innovation se matérialise par un nouvel objet, combiné à un nouveau mode d'usage, et produit par une entreprise souvent nouvelle également. Dans ce cadre il est possible de mesurer une innovation selon les trois dimensions suivantes : Le lancement d'une innovation se décompose en trois étapes :- Modèle d'entreprise. Sur cette invention, un entrepreneur va construire un modèle d'entreprise ("business model") qui identifie à la fois le marché cible, les moyens à mettre en œuvre pour atteindre ces clients, les partenaires pour l'adaptation et le lancement de l'offre, et les grandes données économiques du projet. La définition et l'ajustement au marché de ce modèle d'entreprise nécessite plus de 50% du temps de lancement du produit innovant, à ce stade les coûts engagés pour le projet deviennent importants.
- La dernière phase correspond à la mise en œuvre matérielle du modèle d'entreprise: production, achat, ventes. Cette phase est délicate et très coûteuse, même si sa durée est relativement courte par rapport aux précédentes, soit 20% du temps total. Nous pouvons parler d'une innovation si le succès est au rendez-vous. Sinon c'est un retour direct à la case invention !
Conclusion
Au final, connaissance, apprentissage et innovation constitue un pilier à trois branches du monde de l’entreprise et du monde en général. Il est donc important de ne pas dissocier ces trois branches au risque de rompre ce pilier.Commentaires personnels
Laura DAMOUR
Tout commence par la connaissance mais on ne peut définitivement pas tout connaître. C'est alors qu'apparaît le concept d'apprentissage. Un manager se doit d'en apprendre un peu plus chaque jour. Apprendre des autres ou apprendre par soi même, à chacun son envie mais quoiqu'il en soit, l'apprentissage ne peut se dissocier de la connaissance dans la mesure où il mène à la connaissance. En apprendre davantage c'est en connaître d'avantage. Quant à l'innovation, elle apparaît comme un principe fondamental dans le monde de l'entreprise. N'est pas un bon manager celui qui ne sait pas innover. Pour innover, il faut connaitre le marché et ses concurrents, apprendre d'eux afin d'en tirer le meilleur et de mieux innover. Cette séance pose les bases fondamentales de ces concepts si importants pour nous en tant que futurs managers. La richesse de cette séance vient donc du fait qu' elle nous a fait prendre conscience de l'impact que peut avoir ces trois concepts sur notre vie professionnelle future mais aussi déjà sur notre vie actuelle.Kim Darragon
On remarque grâce à ce cours que tout est lié, la connaissance et l'apprentissage ne font qu'un dans la mesure que l'un implique foncièrement l'autre.Une connaissance ne s'acquiert que par le biais même d'un minime apprentissage, une prise de connaissances de certains enjeux et facteurs. Pour être un bon manager, la personne devra concilier son mode d'apprentissage pour emmagasiner le plus de connaissances possibles indispensables au bon fonctionnement de l'entreprise (collecter unmaximum d'informations) et elle devra être apte à prévoir tout changement pour se renouveller sans cesse et être "bankable" sur le marche dans lequel l'entreprise se positionne.L'innovation est une base clef dans l'évolution méliorative d'une entreprise. " Knowledge -learning and innovation " sont des facteurs décisives à la bonne marche d'une société, leur impact se répercute les uns sur les autres, ils sont essentiels dans le monde du travail pour une meilleure anticipation.Antoine CROS
La première partie du cours traite d’un concept dans l’ère du temps qui est le concept d’entreprise socialement responsable. Dans l’absolu et en théorie, il serait souhaitable que l’entreprise soit un acteur économique et social. Dans les faits, on constate que ce n’est malheureusement pas souvent le cas. Par essence, l’axiome de base d’une entreprise est de rémunérer le capital et toute son activité est subordonnée à cet impératif. D’ailleurs pour beaucoup, une entreprise isolée qui se soucierait d’autres impératifs perdrait en compétitivité face à ses concurrents. De plus, dans la réalité, on ne constate pratiquement aucun exemple de chef d’entreprise révoqué parce que son entreprise a manqué à ses obligations de citoyenneté et de développement durable. Ce dernier ne l’est que si ses manquements ont un impact sur les résultats de l’entreprise. Ce constat dépeint bien que les variables économiques prévalent dans notre monde sur d’autres variables. Cependant à l’heure actuelle les problèmes écologiques majeurs énoncés par la communauté scientifique mondiale doivent alarmer chacun d’entre nous et pousser l’obligation de l’entreprise à avoir un rôle social au sein de la société. Le développement durable et la notion de citoyenneté doivent être mis au cœur de la problématique de l’entreprise de demain. Tout ceci se fait lentement. Par exemple, même si cela n’est pas suffisant, les grandes entreprises sont aujourd’hui obligées d’inclure dans leurs rapports annuels des chapitres spécifiques à ces sujets. De plus même si pour la majorité des entreprises, investir dans un investissement social est surtout une stratégie marketing épisodique, cette tendance doit se pérenniser sur le long terme afin qu’elle soit intériorisée dans la culture d’entreprise à l’échelle mondiale. Les pays du nord de l’Europe montrent la voie en ce sens. Cette nouvelle forme de management s’inscrit dans la philosophie de René Dubos : « agir local, penser global ». Elle a été à l'ordre du jour du sommet de la Terre de Johannesburg en 2002, auquel ont participé de grandes entreprises, en particulier françaises, des secteurs de l'environnement et de l'énergie.Julia CROUZET
L'apprentissage, la connnaissance et l'innovation sont certainement à eux trois les mots qui définissent au mieux notre parcours présent et à venir. Ce cours met en avant les liens qu'il y a entre ces trois "notions",le fait que même si chacune a sa définition propre, ces dernières sont liées, surtout en ce qui concerne la connaissance et l'apprentissage. Ce lien me parait à présent plus clair: dans un premier temps est abordée la théorie, qui nous permet d'élargir nos connaissances; après quoi nous pouvons appliquer,compléter et se faire un avis personnel sur ces dernière sur le terrain, ce qui touche à l'apprentissage. Je pense réellement que l'on peut commencer à innover "correctement" seulement lorsque l'on a déjà de bonnes connaissances et un apprentissage un minimum approfondi, en effet, c'est alors et seulement à ce moment là que l'innovvation aura une réelle crédibilité et un réel intérêt. On peut ainsi comprendre la façon d'étudier développée à Euromed Marseille: ces trois notions sont abordées âce aux cours senseignés et notamment aux pro-act. Ce cours permet donc de souligner la cohérence de notre parcours actuel avec notre futur, car aujourd'hui, nous sommes encore principalement situé dans la phase de la connaissance.Maxime DARFEUILLE
Tous les jours, nous abordons ces sujets de manière volontaire ou non ; L'apprentissage, la connaissance et l'innovation sont des termes assez simple qui sont fondamentaux pour notre avenir en tant que personnes actifs dans la société.En effet, nous avons pour mission de nous développer nous-même et avec les autres, l’apprentissage sera la première étape de ce développement, et cet apprentissage sera combiné à la connaissance que nous avons et que nous aurons…
Concernant l’innovation, c’est pour moi l’outil qui est le plus important et le moins fréquent chez les bons managers ou autres « business man » et je penses que c’est très important pour nous de prendre en compte cette qualité quand notre niveau de connaissance et d’expérience est à son paroxysme.
Pour résumé, ces trois éléments de notre formation sont liés et nous ne devons pas les laisser de côté pour pouvoir prétendre devenir de bon manager.
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Historique
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L'apprentissage, la connnaissance et l'innovation sont certainement à eux trois les mots qui définissent au mieux notre parcours présent et à venir. Ce cours met en avant les liens qu'il y a entre ces trois "notions",le fait que même si chacune a sa définition propre, ces dernières sont liées, surtout en ce qui concerne la connaissance et l'apprentissage. Ce lien me parait à présent plus clair: dans un premier temps est abordée la théorie, qui nous permet d'élargir nos connaissances; après quoi nous pouvons appliquer,compléter et se faire un avis personnel sur ces dernière sur le terrain, ce qui touche à l'apprentissage. Je pense réellement que l'on peut commencer à innover "correctement" seulement lorsque l'on a déjà de bonnes connaissances et un apprentissage un minimum approfondi, en effet, c'est alors et seulement à ce moment là que l'innovvation aura une réelle crédibilité et un réel intérêt. On peut ainsi comprendre la façon d'étudier développée à Euromed Marseille: ces trois notions sont abordées âce aux cours senseignés et notamment aux pro-act. Ce cours permet donc de souligner la cohérence de notre parcours actuel avec notre futur, car aujourd'hui, nous sommes encore principalement situé dans la phase de la connaissance.